« Mon écriture est un engagement contre tous les silences » Maïssa Bey

Lui

L' homme a marché sur la Lune. C'est un petit pas pour l'homme et un grand pas pour l'humanité, avons-nous entendu, en direct de la Lune. C'est sans doute cela que l'humanité va retenir de l'histoire de cette année 1969. En Algérie restera aussi, peut-être, le souvenir du Festival culturel panafricain. Ses musiciens. Ses danseuses aux seins nus hâtivement cachés par des soutiens-gorge blancs fournis en catastrophe par les organisateurs, soucieux de ne pas offenser la morale. Ses danseurs venus de toute l'Afrique pour remplir de lumière, de couleurs et de musique les rues d'Alger. Alger, capitale de toutes les révolutions, asile et refuge de tous les révolutionnaires. Ce que je retiendrai, moi, de cette année, ce sont les larmes de ma mère. Et surtout mon impuissance devant ses larmes.


BLEU BLANC VERT
MAÏSSA BEY


« Mon écriture est un engagement contre tous les silences »  Maïssa Bey

# Posté le mardi 14 octobre 2008 07:46

Modifié le mardi 14 octobre 2008 10:14

<< On se voit souvent et j'ai réussi une fois à les réunir, il y a trois ans de cela en France. J'aimerai bien les réunir un jour en Algérie. Voilà encore un autre but. >> Kateb Yacine

Et Nedjma, l'étoile... c'est beau, les étoiles... grâce à elles, on peut s'orienter... oui, oui, moi qui n'ai aucun sens de l'orientation, je m'appelle Nedjma et je parle d'orienter les autres... vous devez vous marrer, maintenant... mais on a le droit de rêver, non? Ben oui, voilà... les étoiles, ça fait rêver... c'est beau, les étoiles... j'adore regarder le ciel étoilé... aujourd'hui, il fait toujours trop clair, il y a trop de lumières dans les villes, on ne voit plus le ciel ni les étoiles...

Mais quand j'étais petite, en été on passait des soirées entières sur la terrasse, il faisait bien sombre, on posait des tapis et des coussins, et tout le monde s'allongeait... alors, on regardait les étoiles filantes... c'était d'une beauté!!!!
Voilà pourquoi je m'appelle Nedjma.



Nedjma
KATEB YACINE
<< On se voit souvent et j’ai réussi une fois à les réunir, il y a trois ans de cela en France. J’aimerai bien les réunir un jour en Algérie. Voilà encore un autre but. >> Kateb Yacine
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# Posté le mardi 14 octobre 2008 10:24

Modifié le mardi 14 octobre 2008 11:38

<< Tous les bonheurs se ressemblent, mais chaque infortune a sa physionomie particulière. >> Léon Tolstoî

Cette première période de délivrance morale et de retour à la santé fut pour Anna une époque de joie exubérante ; l'idée du mal dont elle était cause ne parvint pas à empoisonner son ivresse. Ne devait-elle pas à ce malheur un bonheur assez grand pour effacer tout remords ? Aussi n'y arrêtait-elle pas sa pensée. Les événements qui avaient suivi sa maladie, depuis sa réconciliation avec Alexis Alexandrovitch jusqu'à son départ de la maison conjugale, lui paraissaient un cauchemar maladif, dont son voyage, seule avec Wronsky, l'avait délivrée. Pourquoi revenir sur ce terrible souvenir ? « Après tout, se disait-elle, et ce raisonnement lui donnait un certain calme de conscience, le tort que j'ai causé à cet homme était fatal, inévitable, mais du moins je ne profiterai pas de son malheur. Puisque je le fais souffrir, je souffrirai aussi ; je renonce à tout ce que j'aime, à tout ce que j'apprécie le plus au monde, mon fils et ma réputation. Puisque j'ai péché, je ne mérite ni le bonheur ni le divorce, et j'accepte la honte ainsi que la douleur de la séparation. »


ANNA KARENINE
LEON TOLSTOÏ
<< Tous les bonheurs se ressemblent, mais chaque infortune a sa physionomie particulière. >>  Léon Tolstoî
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# Posté le mardi 14 octobre 2008 10:33

<< Garder les pieds au sol, ce qui n'empêche pas de regarder les étoiles. >>Walther Rathenau

Qu'est-ce qui est légitime, demande cette doctrine, puisque tout ce qui arrive est unique? Où est la permanence, puisque chaque instant est nouveau et sans précédent? Comment admettre le développement, étant donné que tout ce qui existe dans le temps n'est qu'illusion?

Il est vrai que dans l'essence la plus profonde des choses tout est repos et que, plus on s'éloigne du centre, plus le mouvement apparent devient intense. À tous les grands moments, l'âme a l'intuition de son but sacré et se sent attirée de l'agitation trompeuse de la surface vers le centre immobile. Mais ce mystère ne doit pas nous détacher de la vie. Nous ne percevons sans doute que les sons isolés et sans suite de l'harmonie totale, et ce qui est immuable nous éblouit par ses changements; il n'en reste pas moins que nous sommes placés dans cette vie pour la rendre parfaite dans le cercle étroit qui nous est assigné, et notre calvaire est soumis à la loi du temps.


OU VA LE MONDE ?
WALTHER RATHENAU
<< Garder les pieds au sol, ce qui n'empêche pas de regarder les étoiles. >>Walther Rathenau
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# Posté le mardi 14 octobre 2008 10:50

<< Si tu ne veux pas t'attirer d'ennuis, partage toujours la résponsabilité >>Paulo Coelho

- La folie, c'est l'incapacité de communiquer ses idées. Comme si tu te trouvais dans un pays étranger: tu vois tout, tu perçois tout ce qui se passe autour de toi, mais tu es incapable de t'expliquer et d'obtenir de l'aide parce que tu ne comprends pas la langue du pays.

- Nous avons tous ressenti cela un jour.

- Nous sommes tous fous, d'une façon ou d'une autre.


VERONIKA DECIDE DE MOURIR
PAULO COELHO
<< Si tu ne veux pas t'attirer d'ennuis, partage toujours la résponsabilité >>Paulo Coelho

# Posté le mardi 14 octobre 2008 11:08